Services publics et proximité, accessibilité

Publié le 23/09/2014 à 15H56
Une réflexion collective à partir de la présentation par Bernard Dubois de l'étude du CESER sur les services collectifs et par Annyvonne Erhel de la mise en place du service public régional d'orientation. En pièces jointes, une synthèse des débats, les présentations des intervenants ainsi que l'avis de la CFDT sur le rapport "services collectifs".

L’accessibilité aux services publics, qu’ils soient non marchands, marchands ou associatifs est au cœur du débat sur la qualité des services.
Accès à l’information sur les services, les prestations avec par exemple le non accès de beaucoup de personnes au RSA, accès aux droits en fonction du lieu de vie ou de la situation personnelle, délais d’attente trop long parfois, éloignement de certains services, complexité des démarches, interlocuteurs multiples, horaires inadaptés voire coût des services trop élevé, autant de difficultés rencontrées par nombre d’usagers , de clients des services publics.

Cette question de la proximité et de l’accessibilité a beaucoup été en cause concernant la santé par exemple dans le cadre des schémas d’organisation des soins. Maintenir des services de soins de proximité alors que les personnels spécialisés ne sont plus assez reconnus par la population concoure à rendre un service inégal : des services de pointe pour ceux qui en ont les moyens et des services parfois de moins bonne qualité pour la clientèle « captive ».

La question de la proximité est aussi bousculée par une arrivée importante d’informations et de services rendus via le téléphone ou internet. Ce qui pose plus largement la question de la fracture numérique.

Les réformes conduites l’ont plus souvent été vue du côté des moyens plus que da la proximité et de l’accessibilité voire de la qualité. Une large frange de la population dans les quartiers défavorisés, les espaces ruraux périphériques ne jouit pas des mêmes droits que l’ensemble de la population. Les publics défavorisés sont parfois perdu dans le dédale des demandes d’aides, de services, de prestations. L’Etat s’est peu à peu désengagé des questions d’accessibilité et de proximité et s’est aussi désengagé des coûts bien souvent en les faisant porter sur les collectivités territoriales.

La réforme territoriale en cours en supprimant un échelon « politique » ouvre t’elle une opportunité de repenser l’accessibilité et la proximité des services ou au contraire risque t’elle d’aggraver les inégalités ?