Egalité entre les femmes et les hommes : Au travers de la mixité, visons la parité !

Publié le 04/12/2012 à 13H55
Egalité entre les femmes et les hommes : Au travers de la mixité, visons la parité !
Egalité entre les femmes et les hommes : Au travers de la mixité, visons la parité !

 Bien sûr, à la CFDT, tous nos syndicats, toutes nos instances sont mixtes. Pourtant, en Bretagne, sous sommes encore loin de la parité que nous devrions avoir puisque nous atteignons désormais plus de 50% d’adhérentes

De nombreux éléments expliquent ce phénomène :

 Notre histoire tout d’abord, avec des syndicats masculins, puis sexués, puis paradoxalement, avec la fin des syndicats sexués une diminution drastique des femmes dans nos instances dirigeantes, masquée, comme en entreprise par le parcours brillant de quelques unes.

 Des phénomènes miroirs du monde de l’entreprise parfois accentués

·         La culture syndicale accorde parfois plus d’importance à la participation des hommes, et comporte des stéréotypes négatifs ou viriloïdes, qui découragent la participation des femmes.

·         Les femmes ne connaissent pas suffisamment les structures syndicales et la manière de participer à la prise de décisions. Elles se heurtent à un « plafond de verre ».

·          Les contraintes de temps réduisent les possibilités de participation, et les femmes sont les plus touchées par les questions de temps et de précarités dans le monde du travail. Les structures syndicales en sont le reflet.

·         Par ailleurs, le présentéisme syndical impacte aussi leur articulation vie familiale – vie militante, parfois plus difficile à négocier familialement pour un engagement militant que pour un investissement professionnel. Quel impact conjugal aussi quand la femme s’engage dans des prises de responsabilités ?

·         Les femmes qui s’engagent sont parfois surexposées, avec une surcharge militante qui peut conduire à saturation et effraie les autres éloignées d’un modèle « wonderwoman » repoussoir. 

·         Enfin la cooptation, et le cumul des mandats dans le temps finissent de verrouiller le système.

 Pourtant, l’enjeu est important, en matière de démocratie, de légitimité voire de potentiels gâchés : pas plus qu’en entreprise, nous ne pouvons nous permettre d’ignorer les compétences de 50 % de nos adhérents, et notre capacité à traiter les questions de tous au travail s’en ressent obligatoirement. La feuille de route vers la parité s’impose à nous. Osons le changement de notre genre de syndicalisme !