Le rôle fondamental du responsable développement

Publié le 04/12/2012 à 13H55
Le champ professionnel du syndicat de la communication, du conseil et de la culture (S3C) ayant été récemment profondément modifié, le syndicat a décidé d'investir dans le développement. Nadia Mathias, responsable du développement, nous présente son action.
Le rôle fondamental du responsable développement
Le rôle fondamental du responsable développement
Le champ professionnel du syndicat de la communication, du conseil et de la culture (S3C) ayant été récemment profondément modifié, le syndicat a décidé d'investir dans le développement. Nadia Mathias, responsable du développement, nous présente son action.

Pourquoi le S3C a-t-il créé le poste de responsable de développement ?

Nadia Mathias : Le Syndicat 3C a décidé de nommer un responsable du développement dès sa création en décembre 2005. Le périmètre régional du syndicat et le nombre important de branches professionnelles réparties en 5 pôles nous ont convaincus de la nécessité d’un responsable fédérant les militants autour du développement. En dehors des analyses des entrées et des sorties, le responsable du développement fait le suivi des actions définies collectivement et relance, si besoin, la dynamique de l’adhésion. C’est une responsabilité que j’affectionne particulièrement. J’ai toujours en tête que moins de 8% des salariés sont syndiqués, un nombre très insuffisant pour avoir un vrai rapport de force face au patronat.

 

Quelles actions sont menées ?

NM : L’axe principal est la préparation des élections professionnelles dans les entreprises où nous sommes peu ou pas implantés. Nous avons eu de très belles réussites, dans le secteur de la Publicité avec la section Precom, le centre d’appel Webhelp, les bureaux d’études avec SII ouest, dans le secteur de la sérigraphie à Sériteth.

Une enquête sur la santé au travail a été menée en début d’année dans 4 entreprises : La Poste Courrier ( activités Postales), Precom ( publicité), SAM ( centre d’appel) et Equant ( Telecoms). La restitution des enquêtes va  permettre aux sections de mettre en œuvre des plans d’actions en cohérence avec les attentes des salariés. Ce sera aussi un moment fort pour mettre en évidence que plus nous serons nombreux, plus nous serons forts pour revendiquer et obtenir des avancées significatives pour tous.

La régionalisation du syndicat et l’évolution de son champ professionnel ont-elles eu un impact sur le développement ?

NM : Sans aucun doute, puisque le nombre d’adhérents a augmenté de 25% de décembre 2005 à décembre 2010. Est-ce le fait du périmètre régional ou la création d’un syndicat multi branches ? Je dirais un peu des deux : la constitution de notre syndicat à 18 branches professionnelles a ranimé une dynamique de développement dans des milieux où la CFDT était peu implantée, tandis que la régionalisation a permis de mutualiser les ressources militantes issues des secteurs privé et public.  Pour autant, les responsables des antennes départementales ont un rôle essentiel de proximité. Cette organisation nous permet d’être réactifs. Il n’y a pas de développement sans pratique de terrain. Etre à l’écoute des salariés pour prendre en charge leurs problèmes et leur proposer l’adhésion est une évidence. Encore faut-il proposer l’adhésion. Etre à l’écoute des adhérents et des militants pour les fidéliser à la CFDT et les soutenir dans leurs actions est aussi un incontournable.