La Défense Nationale et l’emploi en Bretagne

Publié le 19/12/2013 à 11H37
La Défense est malmenée au gré des restructurations depuis plus de vingt ans. La professionnalisation des Armées, puis la politique budgétaire de Sarkozy se sont traduites par des suppressions d’emploi considérables. Aujourd’hui, aucun plan de travail n’est élaboré pour l’avenir et les enjeux de la défense. Les réorganisations 2014 ne sont toujours pas connues. La CFDT demande des « états généraux de la défense » mais la revendication reste lettre morte auprès des gouvernants et politiques.

La CFDT s’est impliquée pour combattre des externalisations ou des réorganisations qui ne s’appuyaient sur aucun cap ou vision stratégique et qui ont conduit à créer un véritable malaise dans la communauté défense composée de civils et de militaires. Après les 54 000 suppressions de postes de la LPM (Loi de Programmation Militaire) 2009-2014, le nouveau Livre Blanc annonce près de 24 000 suppressions supplémentaires. L’équation semble impossible, tant la souffrance au travail est déjà présente dans les services du ministère en sous-effectif et en surcharge de travail.

Les industries de défense sont également au cœur de nos préoccupations. Avec 165 000 emplois directs et près du double d’emplois indirects, la réduction des budgets impacte les territoires, la recherche et l’innovation et les conséquences vont bien au-delà du simple giron de la défense. Pendant ce temps, l’Europe de la Défense n’existe toujours pas et des tentatives qui s’apparentent plus à un « meccano industriel » sont toujours dans l’attente d’un projet politique fixé par nos gouvernants. S’engager aujourd’hui pour la Défense de demain est une volonté résolument CFDT. 

La Défense en Bretagne ce sont 9500 emplois civils et 21000 emplois militaires. L’industriel DCNS en Bretagne est le plus gros employeur dans le domaine naval sur le territoire avec 2900 salariés sur Brest et 2200 sur Lorient.

 

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