La FGA-CFDT remonte une filière de travailleurs détachés bulgares en attendant un verdict sur des salariés en France

Publié le 15/06/2015 à 19H08
Avecle soutien de la FGA CFDT, des travailleurs détachés viennent demander justice au tribunal de Saint Brieuc.  Communiqué de presse
Demain à 13h30, la FGA-CFDT et le syndicat CFDT des Côtes-d’Armor seront parties civiles lors d'une audience au TGI de Saint-Brieuc opposant la société d'intérim bulgare Vadi Job à sept salariés bulgares employés en France par une entreprise locale nommée Chéritel, spécialisée dans la production de légumes.

Depuis deux ans, la CFDT a soutenu ces plaignants qui ont été employés sans fiche de paie, avec des frais de voyage et de loyer (près de 200 euros par personne pour un groupe de 17 personnes) prélevés d'office sur leur paie.

Grâce à la coopération qui a été créée entre la FGA-CFDT et l'organisation syndicale Bulgare Podkrepa, une délégation CFDT de la Fédération agroalimentaire et du syndicat de Bretagne a pu remonter la filière de ces travailleurs européens de la France à la Bulgarie. Cela a permis de dénoncer les agissements de cette agence d'intérim et cette forme d'esclavage moderne. Cette délégation a rencontré en mars dernier, en Bulgarie, les maires des villages des salariés concernés, le préfet de région, la directrice du "Pôle Emploi" local, la directrice adjointe de la direction du Travail et le vice-ministre du Travail pour expliquer ce cas. A la suite d'un reportage vidéo diffusé sur internet, des témoignages de salariés bulgares passés par cette agence sont venus corroborer les déclarations de la CFDT sur place.
Fait à Paris, le 15 juin 2015