La pluie et le beau temps : la société civile prépare la COP 21

Publié le 21/10/2015

La COP 21 sera un événement mondial au niveau des gouvernements dont il faut espérer que sortiront des mesures fortes à la hauteur des enjeux environnementaux pour les générations futures.

Les défis qui se présentent sont colossaux parce qu'il ne peut suffire de décider. il faudra aussi convaincre l'ensemble des populations des changements nécessaires pour qu'elles en acceptent les conséquences et s'impliquent réellement. Les moyens technologiques actuels ou en cours de développement peuvent rendre optimiste. Oui les humains ont la possibilité de stopper le réchauffement climatique avant qu'il ne soit trop tard. Mais cela exige une vraie révision de nos modes de vie, pas nécessairement pour une moindre qualité mais pour une autre manière de vivre qui passe par beaucoup de petits gestes et de petits choix. Et aucun Etat n'a la capacité de décider seul d'un changement de mode de vie ! 

C'est donc parce que cette révolution sera celle de toute une société ou ne sera pas que France Nature Environnement a initié quatre événements climat pour marquer l'engagement de la société civile et des collectivités dans cette démarche vitale au plein sens du terme. Aux mêmes dates que Rennes, Grenoble traitait de la montagne et Montpellier, de l'eau et du littoral.  En novembre, en Guadeloupe, il sera question de l'eau, de l'énergie et de la biodiversité. 

L'événement du grand ouest, « la pluie et le beau temps », à Rennes, était consacré à la sobriété et à l'efficacité énergétique. 

Vendredi 27, c'est d'abord un colloque très dense qui a réuni 450 participants. Dans la matinée, la première table ronde permettait de faire le point de la situation avec des scientifiques qui ont par exemple pu montrer que le climatoscepticisme a pratiquement disparu, que les populations sont en train de prendre conscience de ce que le réchauffement a et aura des conséquences très importantes dans la durée et qui deviendront irréversibles si rien n’est fait. Ils nous invitent aussi à regarder ce dérèglement avec lucidité pour en comprendre les dangers et l’urgence d’agir mais sans verser dans le catastrophisme : par exemple, malgré ce qu'on croit souvent, la fréquence et la violence des tempêtes ne sont pas plus importantes que dans les décennies passées. 

Une deuxième table ronde réunissait des acteurs associatif, institutionnel et socio-économiques autour de l'action que chacun peut mener pour lutter contre ce dérèglement climatique. C'est dans cette table ronde que la CFDT, seul syndicat partenaire de l'événement, a pu exprimer par la voix de Louis Baron, sa volonté de promouvoir des solutions éco responsables, d'avoir la même exigence de responsabilité pour l'activité des entreprises et pour le dialogue social. C'est dans le temps long, celui de la construction des solutions techniques et sociales, insérées dans un contexte territorial maitrisé et harmonieux que résident les solutions efficaces. Parce que les changements nécessaires concernent chacun, le partage des solutions est une condition sine que non de l’efficacité. 

Avancer ensemble et de façon volontariste, c’est le message délivré par plusieurs dizaines de maires ou présidents d’intercommunalités qui ont signé l’ « engagement des territoires » qui les engage à « à réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2020. » 

L’après midi, ce sont 13 ateliers thématiques qui permettaient d’approfondir des sujets précis avec le concours d’intervenants de tous horizons dont deux militants de la CFDT. 

Dès cette journée, puis durant tout le week end, des milliers de scolaires, d'étudiants ou de citoyens ont pu accéder à un village des solutions ou associations et entreprises faisaient connaître leurs actions convergentes en faveur du climat. Cela a pris des formes très diverses : tenue de stands, conférences, animations, spectacles, films, concerts, avec toujours échanges et débats. 

Une mobilisation qui doit aboutir ! 

Au terme des trois journées, l’événement climat du grand ouest  s’est achevé sur le sentiment d’une belle réussite mais surtout sur une attente partagée et active, l’attente d’une réussite de la COP 21. C’est aux gouvernants de conclure utilement les négociations qui sont en cours depuis des mois. Les organisateurs, les partenaires et les participants de « la pluie et le beau temps » veulent un accord universel, contraignant et ambitieux, équitable et solidaire, ouvert à la société civile. 

Pour en savoir plus :  www.lapluieetlebeautemps.org