[CFDT Retraités Bretagne] "...nous devrons construire, collectivement, actifs, chômeurs, retraités, des lendemains qui « chantent » pour tout le monde, en privilégiant les moins favorisés, les laisser pour compte"

Publié le 04/05/2020

Vous trouverez ci-dessous l'intervention de l'URR CFDT Bretagne (Union Régionale des Retraités) lors du Bureau de l'Union Confédérale Retraités du 28 avril dernier.

Il y a accord sur les termes de la note AR et les interventions CFDT du point de vue national.

Pour moi, le confinement a apporté son lot de solidarité, de souffrances, de dévouement, de reconnaissance de certaines professions, de méfiance vis-à-vis des politiques, de créativité, d’accentuation des inégalités sociales, de peurs, de fragilité, de richesses humaines. « Le choix de la vie avant l’économie » comme le dit Laurent Berger.

Et surtout à confirmer ce que la CFDT et bien d’autres dénonçait depuis longtemps, le manque de moyens dans les hôpitaux, les EHPAD, aides à domicile, etc…

En Région Bretagne, la situation n’est pas dramatique. La solidarité familiale et de voisinage a joué pleinement son rôle, et a porté ses fruits. Rien ne nous a été signalé dans les UTR qui ont fait leur travail de proximité.

Mais il y a souvent des faces cachées que vont se révéler au déconfinement.

La grande inquiétude demeure l’emploi, avec les grandes inégalités qui peuvent en découler : grandes/petites entreprises – souci du dialogue social ou pas – reprise économique ou pas, et dans l’économie il faut penser aussi tourisme, loisirs, festivals, et là La Bretagne, terre de festivals, va être lourdement touchée.

Notre solidarité sociale construite pas à pas, mise à mal régulièrement, a produit ses effets dans la période de confinement.

Mais l’après… avec les dettes sociales annoncées, l’avenir va nous paraître moins rose.

Moins de cotisations sociales… moins d’impôts, mais pour qui ? Nouvelle répartition des richesses ? Beaucoup trop de questions dont nous n’avons pas à ce jour de réponses.

A la CFDT le travail confédéral est intense, et nous devrons construire, collectivement, actifs, chômeurs, retraités, des lendemains qui « chantent » pour tout le monde, en privilégiant les moins favorisés, les laisser pour compte.

L’équation va être difficile, et nous voyons déjà les analyses divergentes avec le patronat et d’autres organisations syndicales.

Quant au rôle des grands parents dans la société et l’économie, ceux-ci jouent déjà la solidarité familiale quand c’est possible.

Quant à l’économie, on connaît le poids de la « silver économie » (même si je n’aime pas ce terme) mais le confinement nous révèle qu’elle est bien fragile.