Action Européenne du 29 février : La CFDT interpelle les institutions européennes

Publié le 04/12/2012 à 13H55
Une délégation de l'Union départementale CFDT d'Ille et Vilaine, menée par Patrice Forgeau secrétaire général de l'Union départementale de la CFDT, Louis Baron, secrétaire régional CFDT et Brendan Yvet de l'Union Régionale CFDT a été reçue à par Mme Hutin, présidente de la Maison de l'Europe de Rennes et Haute Bretagne cevant laquelle s'étaient données rendez vous les militants CFDT.La CFDT a souhaité « relayer les revendications européennes en faveur d'une Europe sociale fondée sur la solidarité, la justice et la cohésion sociale.
Action Européenne du 29 février : La CFDT interpelle les institutions européennes
Action Européenne du 29 février : La CFDT interpelle les institutions européennes
Une délégation de l'Union départementale CFDT d'Ille et Vilaine, menée par Patrice Forgeau secrétaire général de l'Union départementale de la CFDT, Louis Baron, secrétaire régional CFDT et Brendan Yvet de l'Union Régionale CFDT a été reçue à par Mme Hutin, présidente de la Maison de l'Europe de Rennes et Haute Bretagne cevant laquelle s'étaient données rendez vous les militants CFDT.La CFDT a souhaité « relayer les revendications européennes en faveur d'une Europe sociale fondée sur la solidarité, la justice et la cohésion sociale.

 Une délégation de l’Union départementale CFDT d’Ille et Vilaine, menée par Patrice Forgeau secrétaire général de l’Union départementale de la CFDT, Louis Baron, secrétaire régional CFDT et Brendan Yvet de l’Union régionale CFDT en charge de l’emploi, de la formation professionnelle, du dialogue social et appartenant au groupe projet jeunes , est venue rendre visite à la Maison de l’Europe de Rennes et Haute Bretagne.

Cette visite avait été sollicitée auprès de la Présidente par courrier daté du 20 février 2012, et organisée dans le cadre de la journée de mobilisation appelée par la Confédération Européenne des Syndicats (la CES). La CFDT, ne voulant « pas donner un caractère politique sur les enjeux nationaux à cette journée », a souhaité « relayer les revendications européennes en faveur d’une Europe sociale fondée sur la solidarité, la justice et la cohésion sociale » C’est pourquoi elle a choisi de venir échanger à la Maison de l’Europe et y exprimer ses revendications.

Après un échange avec la présidente de la Maison de l’Europe au cours de laquelle, les représentants de la CFDT d’Ille et Vilaine et de la Région, ont expliqué leur démarche, affirmant que cette journée d’action européenne syndicale, à la veille du sommet européen du 1er Mars, avait pour objet de faire savoir aux dirigeants européens réunis à Bruxelles, leur message que l’on peut résumer en trois points :

-       « L’austérité, ça ne marche pas ! » Les mesures d’austérité aggrave la pauvreté des plus pauvres, ainsi que le chômage et en particulioer des jeunes. Le traité qui appelle la discipline budgétaire risuqe d’enfoncer l’Europe durablement dans la crise.

-       « Pour l’emploi et la justice sociale » parce que la crise ne doit pas être le ptétexte pour brader nos systèmes sociaux

-       « Des alternatives existent » parce que l’Europe doit être fondée sur la solidarité, la justice et la cohésion sociale.

La Délégation CFDT a évoqué la perte de confiance des salariés dans le projet européen à partir des difficultés générées dans la filière agro alimentaire bretonne par les distorsions sociales persistantes au sein de l’Union . Elle a illusté cette situation de conccurence avec l’ Allemagne en remettant un courrier de la direction de l’entreprise COOPERL à ses salariés du 23 février qui évoque clairement l’hypothèse de délocalisations d’emplois en cas d’échec des négociations d’entreprises en cours.(courrier joint)

Pour la CFDT, la convergence sociale doit rester plus que jamais un objectif, qui passe par la mise en place de salaires minimums dans chaque Etat de l’Union 

La présidente de la MDE s’est engagée à transmettre ce message aux autorités européennes tout en appelant ses interlocuteurs à bien distinguer ce qui est du ressort des Etats membres et de l’Union européenne qui elle ne peut en ce domaine qu’appeler l’ensemble des Etats à respecter les engagements pris au moment du lancement de l’euro. Ces règles n’ont pas été respectées, l’Union européenne est actuellement en grande difficultés : le retour au respect de ces règles est le premier pas à faire d’où les décisions qui se prennent en ce moment … Mais cela exige la solidarité entre tous et la volonté de réfléchir ensemble pour trouver les moyens qui permettront à la croissance de redémarrer. Elle manifeste ainsi sa conviction qu’il faut à la fois avancer ensemble vers une plus grande rigueur, mais aussi ouvrir de nouveaux chemins de croissance.

Tout ceci a été dit aux militants de la CFDT qui s’étaient rassemblés devant la Maison de l’Europe, voulant signifier ainsi qu’ils souhaitaient s’adresser à l’Europe et à ses dirigeants pour que les décisions qui se prennent en ce moment cherchent certes à diminuer les déficits mortifères, à rétablir les équilibres budgétaires, mais aussi à relancer la croissance, par un plan de relance et d’investissement pour des emplois de qualité, une politique industrielle européenne, des garanties d’emplois pour les jeunes, une mise en commun de la dette par des euro-obligations, une taxe sur les transactions financières, l’intensification de la lutte anti-dumping , l’harmonisation de l’assiette fiscale avec un taux d’imposition minimum pour les entreprises, le respect et la garantie des droits sociaux fondamentaux ainsi que la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale…

Il a été convenu qu’une relation de cette rencontre serait faite relue et validée  par les deux parties, à savoir le CFDT et la Maison de l’Europe, puis serait envoyée          au Président du Conseil européen, Mr Van Rompuy, au Commissaire en charge de ces questions sociales, au président de la Commission du Parlement européen en chagrge de ces questions, aux représentants de la Commission européenne à Paris, mais aussi aux députés européens de la Région.