Le Travail en souffrance ?

Publié le 04/12/2012 à 13H55
Dans un numéro spécial de La Hune, journal de l'Union Départementale de la CFDT du Finistère, Marie MARCHALOT propose un dossier complet sur la souffrance au travail. l'objectif est de réfléchir aux pistes d'actions pour prévenir autant que possible les risques liés au stress et au mal-être professionnel
Le Travail en souffrance ?
Le Travail en souffrance ?
Dans un numéro spécial de La Hune, journal de l'Union Départementale de la CFDT du Finistère, Marie MARCHALOT propose un dossier complet sur la souffrance au travail. l'objectif est de réfléchir aux pistes d'actions pour prévenir autant que possible les risques liés au stress et au mal-être professionnel

Des faits divers récents et largement médiatisés, de salariés qui ont mis fin à leurs jours, nous amènent à réfléchir à nouveau sur la souffrance au travail. C’est un problème douloureux et complexe, car comment peut-on savoir quelle est la part des soucis de la vie privée, et quelle est la part des problèmes d’ordre professionnel quand une personne exprime sa souffrance ?

 

Ce que l’on sait avec certitude, c’est que le travail est et reste une expérience centrale dans la vie individuelle de chacun d’entre nous ; notre profession nous positionne comme membre actif de la société, et nous donne une identité sociale. Des études récentes montrent que les Français souhaitent fortement réaliser leur travail le mieux possible et recherchent la reconnaissance et l’estime de leur entourage professionnel et de la société.

 

Oui, la valeur travail a un sens

Et si autour de nous des salariés vivent leur travail dans le malaise, le stress, la souffrance, c’est notre rôle de syndicaliste d’écouter, puis de dépasser le stade de l’écoute et de la compassion pour analyser et rechercher en commun les moyens de prévenir le stress au travail, et de lutter contre les comportements qui peuvent générer de la souffrance.

Les syndicats et représentants du personnel ont un rôle à jouer lorsque l’on parle organisation du travail, isolement, solitude, stress. Et n’avons nous pas notre mot à dire lorsqu’il s’agit de solidarité, de convivialité et de lien social ? Les élus de CE ne savent-ils pas ce qu’est le travail social, lorsqu’ils/elles gèrent leur budget pour organiser des activités sociales et culturelles ? Nous avons la chance d’avoir des structures de représentation du personnel, sachons exploiter au maximum les possibilités et les moyens d’action qu’elles nous offrent lorsqu’il s’agit de stress et de souffrance au travail.

 

Pour la CFDT, le mot de solidarité a tout son sens. Les équipes CFDT ne doivent pas rester passives, voire complices, en ne réagissant pas face à un collègue en difficulté.

Marie Marchalot