Presque centenaire, La CFDT fête ses 50 ans !

Publié le 17/10/2014 à 14H31
Le 5 novembre, la confédération a réuni plus de 1 500 de ses responsables d'hier et d'aujourd'hui pour fêter les 50 ans de la CFDT. Vous retrouverez en documents joints les discours d'Edmond Maire et de Laurent Berger, ainsi que les moments festifs programmés en Bretagne à cette occasion.  Vous pouvez aussi revoir l’intégralité de la journée des 50 ans sur le site CFDT ainsi que les clips d'interviews de militants diffusés à cette occasion : "Mon adhésion", "Mon temps fort".  

En novembre 2014, la CFDT fête ses 50 ans. Elle est pourtant née en 1919 mais c'est en 1964 que de CFTC elle est devenus CFDT. Cette transformation mérite bien d'être célébrée parce qu'elle a beaucoup de sens dans l'identité de niotre organisation.

Les créations de syndicats sont très généralement la conséquence de scissions, de crises internes, de ruptures douloureuses. Au contraire l’évolution de la CFTC en CFDT est le fruit d’un débat long et démocratique, en phase avec les changements sociétaux de l’époque.  Après son engagement dans le Conseil National de la Résistance, la CFTC a connu un formidable débat interne mené par des militants issus de plusieurs champs professionnels au travers du groupe Reconstruction. Et c’est ce débat qui a abouti à la décision votée très largement (plus de 90 % de votes favorables en Bretagne) de créer la CFDT en 1964.

C’était à l’époque une volonté de s’ouvrir au delà de la sphère d’influence chrétienne notamment en direction de la jeunesse. S’ouvrir ne signifie pas renier ses origines mais les insérer dans une conception laïque et ouverte du monde.

1964 est une date essentielle parce que remplacer le mot « chrétien » par « démocratique » va bien au delà du symbole. Au fil des décennies, la référence chrétienne s’est effacée sans rupture mais dans la fidélité à une idée simple : le respect de la personne humaine est le cœur des valeurs de notre syndicalisme, il fonde notre conception de la vie démocratique et prévaut sur tout esprit de système.

Cette approche vertèbre notre activité syndicale dans tous les domaines. On la retrouve à l’interne dès le début des années 70 avec la création de la CNAS ou de la charte financière, à partir d’outils ou de pratiques antérieurs et que beaucoup d’organisations nous envient aujourd’hui.  Elle fonde notre choix d’un syndicalisme d’adhérents, d’une représentativité fondée sur les votes des salariés. Elle s’exprime dans le revendicatif par le courage de négocier les avancées nécessaires plutôt que d’échouer à conserver les acquis d’autrefois ou dans l’engagement pour des causes sociétales.