Aéroport de Lannion : nouveau plan de vol pour les salariés

Publié le 29/11/2013 à 16H08
La mobilisation efficace, de toutes les ressources Cfdt s’est révélée payante. Les militants du Trégor, de l’Union départementale et de la fédération des transports ont réussi à préserver pour trois ans l’activité de l’aéroport de Lannion indispensable au développement économique de ce territoire…

Le maintien de la ligne aérienne entre Lannion et Paris est primordial en termes d’attractivité et d’aménagement du territoire puisqu’aucune solution alternative de transport viable ne peut lui être substituée. Il ne faut pas moins de 4H30 par le train pour et 5H00 en voiture pour effectuer  le même trajet. Cette liaison est donc essentiel à l’activité des d’entreprises (Alcatel, Orange…), implantées historiquement dans le Trégor, dont les cadres et les dirigeants utilisent fréquemment l’avion, le lien le plus rapide avec leurs sièges sociaux parisiens

La menace de fermeture s’apprêtant à devenir réalité après l’été 2013, il y avait urgence à intervenir, car aucune étude d’’impact sur les emplois et la sécurisation des parcours professionnels des salariés de  l’aéroport et du territoire n’avait  été réalisée au préalable.

Des rencontres pour agir

Toutes les structures de l’organisation locales et fédérales ont été mobilisées pour solliciter les acteurs locaux et instances nationales concernées. Une activité intense qui s’est concrétisée par une rencontre au ministère des transports le 17 juillet .lors de laquelle, la CFDT à pu exposer  les enjeux de ce dossier. Cette présentation axée sur les questions d’aménagement territorial, la typologie des entreprises et  des emplois a convaincu les représentants de l’Etat de reconduire la délégation de service public pour une durée de trois ans.

Amener les acteurs financiers locaux à se positionner officiellement

Suite à cet engagement de l’Etat de nouveaux contacts ont été renoués localement. Cependant, la « conférence des financeurs» pilotée par le Conseil Régional  que réclamait la CFDT n’a pu se tenir.  

Cette déconvenue amenait le personnel de l’aéroport et des militants locaux de la CFDT, à dresser une « haie d’honneur » à l’entrée de l’assemblée générale du Syndicat mixte de l’aéroport organisée le 9 septembre. Le message des salariés aux décideurs était on ne peut plus clair  «Arrêtez la langue de bois et prenez les décisions favorables aux salariés ! ».

Le soir même les décideurs s’engageaient à pérenniser la continuité de service public pour une durée de trois ans et à sélectionner un prestataire assurant  un transport de 50 places par vol. Ce résultat répond aux deux exigences de la CFDT sur ce dossier. Il ouvre jusqu’à fin 2016 un espace d’action  pour continuer à peser sur les choix d’aménagement du territoire et une réelle pris en charge de la sécurisation des parcours professionnelles des salariés.