IME Les Genêts d’Or Plabennec. Des mobilités imposées qui ne passent pas

Publié le 01/07/2016 à 16H36
A l’appel de la CFDT et de Sud, les salariés des secteurs éducatifs de l’IME des Genêts d’Or à Plabennec ont débrayé le vendredi 24 juin pour dénoncer les changements d’affectation effectués sans concertation. Ces mobilités auront des conséquences sur l’organisation, les conditions de travail des salariés et sur les projets pédagogiques et éducatifs. 

Cette année la direction de l’IME de Plabennec a fait le choix de changer les affectations de près de 60% des professionnels de l’éducatif sans aucune concertation. Lundi 13 et mardi 14 juin, tous les salariés concernés par un changement de poste ont été convoqués par leur responsable pour leur annoncer leur nouvelle affectation. Face à cette situation c’est l’incompréhension.

La section CFDT a rencontré la direction suite au débrayage du 24 juin. Cette entrevue a été l’occasion d’échanger sur :
• le pourquoi d’un tel remaniement, sans comprendre davantage ce qui expliquait son ampleur,
• les nouvelles affectations annoncées sans concertation des IRP et des salariés concernés, qui ne prennent pas en compte les entretiens professionnels et qui remettent en question un certain nombre de projets de groupe ou de jeunes,
• l’augmentation de la fréquence des week-ends qui passe de 1 sur 4 à 1 sur 2 ou 3,
• les journées de travail de 12 heures qui deviennent régulières sur des groupes où la charge physique et psychologique est très lourde.

La direction de l’IME de Plabennec refuse de revoir les organisations proposées. Cette position est d’autant plus incompréhensible alors que l’association s’est engagée dans un Agenda 21 qui prône le bien-être des salariés comme condition nécessaire à leur engagement dans un accompagnement de qualité auprès des enfants et des adolescents.

Les élus du Comité d’Hygiène Sécurité et Conditions de Travail ont également déposé un droit d’alerte.

Par courrier, la CFDT a de nouveau demandé à la direction de :
• revoir les affectations qui posent problème,
• revenir à une fréquence d’intervention de 1 week-end sur 4,
• revoir les organisations horaires pour supprimer les journées à 12 heures.

Une nouvelle rencontre avec la direction a eu lieu le vendredi 30 juin. La seule petite avancée concerne les journées à 12 heures qui seront supprimées sur un service. La direction refuse de revenir sur les autres points.

La direction a par ailleurs affirmé que la nouvelle organisation valait seulement sur l’année scolaire 2016-2017 et pourrait donc être revue avec les salariés en fonction des éléments du futur Contrat Pluriannuel d’Objectif et de Moyen (CPOM).

Les organisations syndicales ont prévu une nouvelle réunion syndicale le lundi 4 juillet pour consulter les salariés et envisager une nouvelle action.

La situation reste extrêmement tendue et les salariés dans l’incompréhension de décisions qui vont fragiliser les équipes et mettre à mal un certain nombre de projets éducatifs.