Actemium : Grève suite à la rupture du dialogue social

Publié le 07/05/2015

La rupture des négociations annuelles obligatoires (NAO), provoquée par l’employeur, entraine 4 jours de grève. La mobilisation des salariés, le travail de la section et du syndicat Constructions Bois ont permis d’obtenir une prime pour tous les salariés et un calendrier de négociation pour 2015 sur les salaires, l’intéressement, la mutuelle, etc. Les salariés en grève ont reçu la visite et le soutient de Laurent Berger.

Actémium est une entreprise d’électricité Industrielle de 40 salariés, elle fait partie du groupe Vinci Energie. Les résultats de l’entreprise sont bons.

Lors des négociations annuelles obligatoires, alors que les négociations ne sont pas terminées, le patron de l’entreprise décide de manière unilatérale d’attribuer une augmentation moyenne de 10€ par salarié. Les consignes données par la fédération nationale des travaux publics étaient un gel des salaires.

Les salariés, la section CFDT décident de se mettre en grève. Le patron ne prend sans doute pas la mesure de la situation et poursuit ses activités pendant 3 jours.

A noter que les salariés reçoivent un soutien inattendu en la personne de Laurent Berger. En déplacement en région Bretagne, pour participer à la table ronde organisée par le syndicat Agro sur le dialogue social, il a profité de son déplacement pour aller à la rencontre de 2 sections du syndicat Constructions et Bois Actémium et Eurovia.

Les discussions débutent le 4ème jour de grève après l’intervention du délégué de pôle CFDT auprès de la direction du pôle Vinci Energie France Ouest. Les négociations avec la direction locales sont difficiles, la situation évolue dans l’après-midi suite à la mobilisation des salariés et du réseau CFDT (Délégué Syndical Central, syndicat Construction et Bois et Interpro).

Les résultats obtenus à la suite de ce conflit sont /
• une prime pour tous les salariés
• une augmentation de salaire pour tous
• arrêt des NAO en cours et mise en place d’un calendrier de négociations pour 2015 sur les salaires, l’intéressement, la mutuelle, etc.

Souhaitons maintenant que le dialogue social reprenne toute sa place.