Nurse Alliance – Domusvi : Une vingtaine de salariés aux Prud’hommes

Publié le 18/12/2015

Jeudi 10 décembre 2015, une vingtaine de salariés de l’entreprise Nurse Alliance, soutenus par le syndicat des Services, ont assigné leur employeur devant le Conseil des Prud’hommes de Brest. Les montants cumulés réclamés sont supérieurs à 100000€ en rappel de salaire. L’audience de conciliation n’a pas permis de rapprocher les deux parties.

Les manquements graves à la législation du travail et la pression exercée sur les salariés amènent de nombreux arrêts de travail. La médecine du travail a été prévenue, sans réaction à ce jour. L’inspection du travail est déjà intervenue directement au siège et a obligé la société à se mettre en conformité avec le code du travail.

Les griefs, remontés par les salariés, sont nombreux :Nurse-Allianc-pm
• non paiement des heures complémentaires sur un contrat de travail à temps « choisi » de 11h mensuelles quand des salariés en faisaient largement plus, parfois même jusqu’à un temps plein.
• paiement des salaires avec beaucoup de retard : « plus d’un mois sans salaire car l’entreprise peinait à paramétrer leur logiciel, je ne savais plus quoi donner à manger à mes enfants, maintenant je suis interdit bancaire par leur faute» déclarait une salariée.
• non respect de la convention collective concernant les tâches à effectuer et la classification des salariés
• « payer pour aller travailler qui accepte ça ? » ont confié des salariés : il faut accepter des missions à 70 km de chez soi, en utilisant son véhicule et sans indemnités kilométriques car c’est la seule prestation de la journée, sous peine d’être renvoyée !

Les salariés soulignent le fait que les bénéficiaires subissent également cette gestion calamiteuse des prestations.

Les salariés rattachés à l’agence de Brest sont déterminés. Au-delà de l’aspect financier, ils veulent surtout une reconnaissance de leur travail, de leur dévouement auprès des bénéficiaires et un respect élémentaire de leur personne.

Cette audience de conciliation n’a pas abouti car l’avocat qui représentait la société ne connaissait pas véritablement le dossier. La responsable de l’agence brestoise a indiqué que les heures dues étaient « anciennes » et qu’elle n’avait pas connaissance de «retards dans le paiement des salaires».

Le syndicat des Services va travailler sur la deuxième partie de ce dossier à savoir, la classification des salariés en fonction des tâches réellement réalisées.