Syndicat Défense en Finistère. Une table ronde ouverte sur l’avenir

Publié le 21/10/2016 à 16H15
Le syndicat de la Défense en Finistère a profité d’une réunion de son conseil syndical pour organiser une table ronde sur le thème : « impact de la base de défense de Brest-Lorient sur l’économie locale ». Une étude de l’ADEUPa (agence d’urbanisme de Brest - Bretagne) confirme la base de défense comme le premier donneur d’ordre local. Pour le syndicat, il s’agissait d’avoir un éclairage sur le contexte pour anticiper l’avenir.

Cette table ronde s’est organisée en présence de M. Rivoal, directeur d’étude à l’ADEUPa, de M. Bleunven, député, et de syndicalistes CFDT (syndicat Défense en Finistère, Interpro, fédération et DSC DCNS).

La présentation de François Rivoal montre que la base de défense est le premier donneur d’ordre local. Sur les 740 millions d’€ de dépenses, près des trois quarts sont réalisés par des commandes auprès d’entreprises installées sur le périmètre de la base de défense de Brest-Lorient.

En termes d’emplois, l’agence d’urbanisme avance un chiffre de plus de 40 000 emplois (équivalent temps plein) dépendants de la base de défense. Ils sont répartis de la manière suivante 21 381 emplois directs, à cela s’ajoute 18 000 emplois induits, et 3500 emplois indirects. L’impact des retraités n’est pas négligeable puisque le rapport avance un chiffre de 25 000 retraités issus du secteur de la défense qui habitent sur le territoire.

Les acteurs de la table ronde ont convenu que c’est un secteur où les choses bougent très vite, avec de nouveaux acteurs (Kership), la vente à l’export est souvent conditionnée à un transfert de technologie. Sur les énergies marines, cela évolue très rapidement et la concurrence est très forte. Il s’avère très difficile d’être stratégique dans un contexte aussi mouvant.

Stevan Le Ruyet, Délégué central de DCNS, souligne la nécessité d’avoir des exigences fortes pour des investissements publics sur la filière énergie. De plus, en ce qui concerne la sous-traitance locale, les compétences ne sont plus toujours au rendez-vous, il y a nécessité de regarder sous l’angle formation.

Jean Luc Bleunven intervient sur la métropole brestoise qui est le lieu où se prendront les décisions pour l’avenir. Il faut la mettre en marche. Concernant les Energies marines renouvelables (EMR), des investissements ont été réalisés par la région Bretagne. Les fonds existent, mais il manque de porteurs de projets. Il constate que Brest s’est plutôt bien maintenue par rapport aux différentes évolutions de ces dernières années.

Autre point évoqué, la cyber défense et la cyber sécurité, François Rivoal précise qu’il est important de rester au top sur les nouvelles technologies. Dans ce domaine, la position de Brest est intéressante et il y a des choses à faire. On ne met pas assez en avant les atouts que l’on a localement.

Cette table ronde montre également l’intérêt d’un travail conjoint entre les secteurs professionnels et l’Interpro notamment pour maintenir un lien avec les différents mandatés au conseil de développement et au Conseil Economique Social et Environnemental Régional (CESER).

En conclusion, quelques mots de Stevan Le Ruyet : « les choses bougent aujourd’hui, il ne faut pas en avoir peur… il y a des logiciels à réactualiser ».