Agro-alimentaire : Le site de Liffré de l'usine d'abattage SVA va fermer

Publié le 07/10/2016

D'ici 2018, 183 salariés vont être transférés sur le site de Vitré. Dans quelles conditions ? La négociation a commencé début septembre.

Depuis l’annonce de la fermeture de l’entreprise d’abattage SVA Jean Rozé de Liffré, le délégué syndical CFDT Philippe Furet et Aline Loret multiplient les permanences sur le site. D’ici le 1er janvier 2018, les salariés seront transférés vers l’usine « mère » de Vitré ou, pour quelques-uns, vers Trémorel.

Les uns après les autres, ils poussent la porte du local syndical pour exprimer leurs craintes, poser des questions sur leur avenir, se renseigner sur les conditions de reclassement. « On leur demande de remplir un questionnaire pour bien identifier les besoins », explique Philippe. Des informations qui permettront aux délégués de négocier au mieux. « On sent une volonté de reprise en main du groupe Agromousquetaires appartenant à Intermarché », constate-t-il. Plusieurs sites ont déjà fermé dans d’autres divisions pour procéder à des regroupements comme les Salaisons du Guémené à Lorient ou Capitaine Cook à Plozévet. Non pas à cause de problème de déficit mais avec le souhait exprimé par la société de « maintenir la compétitivité » et surtout d’améliorer les marges.

Cette fois, c’est la filière bœuf qui est touchée par cette stratégie. Avec au passage, des dégâts sociaux. 183 salariés sur 189 devront accepter une mobilité forcée. Six resteront donc sur le carreau sans compter une vingtaine de CDD. « Nous savions que la fermeture du site était une possibilité, mais c’est tout de même un grand bouleversement pour les salariés, leurs familles et la ville », déplore Jean-Pierre Delalande délégué central CFDT. Nous avons un an pour négocier et être attentifs aux propositions de la société. On veut s’assurer que les conditions de travail à Vitré et Trémorel seront réellement améliorées. » Les négociations ont commencé le 5 septembre.