Grève à Supelec, suite ...

Publié le 08/07/2016 à 11H40
Mercredi 16 juin, les personnels de l'école Centrale -Supélec de Rennes, Paris et Metz sont entrés dans l'action. Au cœur de leurs inquiétudes, un projet qui met en danger la viabilité de l'établissement.

Avenue de la Boulaie, Cesson Sévigné-Rennes plus d’une trentaine de salariés de Supélec ont occupé le site toute la journée. Dans un contexte d'absence de dialogue social et au delà de leurs conditions de travail, ce qui inquiète les personnels ce sont les menaces sur l'offre de formation. Explications.

Avec Supélec, Rennes et la Bretagne possèdent depuis 1972 sur leur territoire une des 5 Grandes Ecoles d’ingénieurs les plus reconnues par les élèves des classes préparatoires et les industriels. Cette implantation dans l’agglomération rennaise s’inscrivait dans la politique d’aménagement du territoire voulue au début des années 70. Le campus de Rennes accueille 20% des élèves du cursus ingénieur Supélec en première et deuxième année et les élèves de dernière année voulant se spécialiser en électronique pour les télécoms et le traitement d’image, la cybersécurité informatique et l’automatique.

Une fusion mal préparée

Depuis la fusion de Supélec avec l’Ecole Centrale Paris il y a 18 mois, on constate que toutes les décisions émanent  désormais du campus de Châtenay, ex-Centrale Paris, et que les futures orientations qui se dessinent pour CentraleSupélec ignorent la réalité des campus de Rennes et Metz.

Le 16 juin 2016se tenait à Gif-sur-Yvette, en région parisienne, le Conseil d’Administration de l’Ecole qui réunit des représentants des Ministères de tutelle (Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Ministère de l’économie de l’industrie et du numérique) et les industriels. Les salariés soutenus par le Sgen, ont souhaité alerter les administrateurs sur la situation présente. En effet, aux inquiétudes locales sur l’avenir du campus de Rennes s’ajoutent des dysfonctionnements qui font que 18 mois après sa création, les personnels de l’Ecole souffrent au quotidien des mauvaises préparations et gestion de la fusion des deux écoles.