La CFDT 35 à la rencontre des acteurs de l’intégration

Publié le 26/01/2016

Pour traiter au mieux la question des migrants, la CFDT d’Ille-et-Vilaine souhaite s’ouvrir à d’autres acteurs de la société civile. Un premier pas a été franchi en direction de l’Union des associations interculturelles de Rennes.

Depuis des mois, l’exode de migrants fuyant la détresse de pays en guerre fait la Une des journaux. Quelques-uns d’entre eux ont posé leurs maigres valises du côté de Rennes. Assez peu finalement. « Quelques familles en plus du flux des réfugiés que l’on accueille habituellement », a confirmé l’adjoint à la cohésion sociale, Frédéric Bourcier, lors d’une rencontre avec la CFDT d’Ille-et-Vilaine. Il n’empêche. La situation de milliers de Syriens, Érythréens, Irakiens… a ému de nombreux militants CFDT partout en France et également ici, aux portes de la Bretagne.

«S'ouvrir aux autres démocrates de la société civile»

 

Des interrogations sur les conditions d’accueil des réfugiés, sur leur intégration dans les territoires, dans les écoles, dans le tissu socio-économique local ont été posées par des militants lors du bureau de l’UD 35 en novembre dernier. Avec en filigrane de chacune d’entre elles, une question : que pouvons-nous faire ? Seuls, peut-être pas grand-chose ont répondu les responsables présents. « Il faut s’ouvrir aux autres démocrates de la société civile qui combattent comme nous les discriminations faites aux femmes, aux immigrés, aux homosexuels, aux pauvres ou aux chômeurs », insiste le secrétaire général, Patrice Forgeau.

Depuis plusieurs mois, la CFDT 35 a engagé des rencontres en vue d’un rapprochement avec certains d’entre eux comme l’association Bienvenue ou encore l’UAIR, l’Union des associations interculturelles de Rennes. « Chacune des 76 associations que nous regroupons est libre et indépendante, explique le président de l’UAIR, Ahmed Chatmi. Notre spécialité, c’est la prise en charge des personnes d’origine étrangère. On s’occupe de l’accès aux droits de chacune d’entre elles, des cartes de séjour, de leur insertion professionnelle, des droits des femmes… » De quoi aisément imaginer un travail en commun avec la CFDT.