Pourquoi la première grève à (Centrale)Supélec à Rennes depuis 15 ans ?

Publié le 15/06/2016

Mercredi 16 juin, les personnels de l'école Centrale - Supélec de Rennes, Paris et Metz sont dans l'action par rapport à un projet qui met en danger la viabilité de l'établissement.

 

Ils seront sur le site, avenue de la Boulaie, Cesson Sévigné-Rennes toute la journée. Dans un contexte d'absence de dialogue social et au delà de leurs conditions de travail, ce qui inquiète les personnels ce sont les menaces sur l'offre de formation.

Communiqué de presse

Avec Supélec, Rennes et la Bretagne possèdent depuis 1972 sur leur territoire une des 5 Grandes Ecoles d’ingénieurs les plus reconnues par les élèves des classes préparatoires et les industriels. Cette implantation dans l’agglomération rennaise s’inscrivait dans la politique d’aménagement du territoire voulue au début des années 70. Le campus de Rennes accueille 20% des élèves du cursus ingénieur Supélec en première et deuxième année et les élèves de dernière année voulant se spécialiser en électronique pour les télécoms et le traitement d’image, la cybersécurité informatique et l’automatique.

Depuis la fusion de Supélec avec l’Ecole Centrale Paris il y a 18 mois, on constate que toutes les décisions émanent  désormais du campus de Châtenay, ex-Centrale Paris, et que les futures orientations qui se dessinent pour CentraleSupélec ignorent la réalité des campus de Rennes et Metz.

Aujourd’hui, 16 juin 2016, se tient à Gif-sur-Yvette, en région parisienne, le Conseil d’Administration de l’Ecole qui réunit des représentants des Ministères de tutelle (Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Ministère de l’économie de l’industrie et du numérique) et les industriels. Il convient d’alerter les administrateurs sur la situation présente. En effet, aux inquiétudes locales sur l’avenir du campus de Rennes s’ajoutent des dysfonctionnements qui font que 18 mois après sa création, les personnels de l’Ecole souffrent au quotidien des mauvaises préparation et gestion de la fusion des 2 écoles.

C'est une des raisons pour lesquelles, la délégation CFDT CentraleSupélec appelle à une journée de grève  sur l’ensemble des 4 campus.