Saint-Malo : la CFDT arrose les saisonniers d’infos sur leurs droits

Publié le 28/08/2015 à 19H18
Une déferlante s’est abattue sur Saint-Malo le 27 août dernier. De la pluie battante toute la journée… et des militants CFDT à foison. Une vingtaine d’entre eux, emmitouflés sous des capes orange, sont allés à la rencontre des travailleurs saisonniers.

Stand 2Ce n’était pas un temps à mettre un syndicaliste dehors. Et pourtant. Une vingtaine de militants CFDT ont bravé la pluie et le vent pour distribuer des informations sur leurs droits aux saisonniers et aux salariés des commerces malouins. «La mobilisation a été forte pour une semaine qui n’annonçait pas encore la reprise et c’est réconfortant. Par une action comme celle-là, on se rend visible auprès de salariés qui n’ont pas l’habitude de voir une organisation syndicale aller à leur rencontre, souligne Marie-Françoise Huneau secrétaire générale de l’Union du Pays de Saint-Malo. Et le message passe très bien».

Les militants battent le pavé mouillé

Partis deux par deux depuis la porte de Dinan sous les accords des bombardes et du biniou du Bagad de la Richardais, les militants CFDT ont sillonné les rues pavées (et mouillées !) de la cité corsaire toute la journée. «Nous sommes entrés dans une quarantaine de commerces en tout, indique Grégory du syndicat des services qui récidive après une première distribution de tracts organisée au début de l’été à Redon. Il a parfois fallu se faire une petite place parmi les clients qui se réfugiaient dans les boutiques mais partout l’accueil a été positif.» À quelques exceptions près.

«Dans un hôtel – restaurant le patron nous a demandés de dégager en nous traitant de peaux de vaches !», témoigne Blandine. Pas de quoi doucher les ardeurs. A chaque rencontre, c’est un lot de brochures et de documents qui est distribué de la main à la main : livret TPE, informations sur l’hébergement, les heures supplémentaires, la formation… «Parmi les salariés, certains ne connaissent pas la différence entre le statut de saisonnier et les CDD, constate Marie-Françoise. Quand on explique qu’ils ne peuvent pas prétendre à la prime précarité notamment, on sent que ça les interpelle.»

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