Crise agricole, Arkéa, la CFDT rencontre le Conseil Régional

Publié le 22/02/2016 à 16H10
Suite à sa demande du 31 janvier dernier, la CFDT Bretagne a été reçue au Conseil Régional pour une entrevue portant sur  deux sujets concernant l’emploi et l’activité économique de notre région qui la préoccupent au plus haut point :  la crise porcine,  et le crédit mutuel Arkéa.

Il peut paraître paradoxal de voir un dossier concernant une entreprise en très bonne santé aux côtés d'une filière en crise. Pour autant la crainte des salariés pour leurs emplois est identique. 

Monsieur le Drian  a souhaité que nous rencontrions dans un premier temps le 1er vice-président de la Région Bretagne, Monsieur  Loig Chesnais-Girard. 

Une  délégation CFDT composée de Louis Baron (SG URI),Claudie Mignard ( UD Finistère) Jean Luc Feillant (SG Syndicat Agro-alimentaire  29), Christophe Le Berre et Gildas Bescond  (syndicat des banques Pen Ar Bed) a donc été reçue à Rennes ce 18 février.

Sur le dossier de la crise agricole, M. Chesnais-Girard nous a rejoint sur notre analyse que, plus qu‘une crise,  il s’agit bien d’un changement de modèle économique.  Même si l’action d’urgence relève plus de l’Etat pour autant la région est un acteur fort, en connexion permanente, réaffirmant que la Bretagne a toute sa place dans un avenir agricole leader au niveau européen.

Un discours vérité sur l’inquiétude de  voir des promesses de réorganisation de la filière non tenues si il y avait un retour de hausse du court, et sur le constat de l’état de viabilité de certains  élevages qui nécessiteront un accompagnement spécifique pour certains et une reconversion pour d’autres… 

La CFDT demande à être associée aux travaux et réflexions menées au niveau régional. La conférence sociale est un lieu d’expérimentation, pourquoi ne pas imaginer pour ce secteur,  une charte sociale comme celle signée dans les transports.

 

Sur le dossier du Crédit Mutuel Arkea , M. Chesnais-Girard a réaffirmé la volonté de la région Bretagne de maintenir une banque régionale, avec ses emplois et ses centres de décisions. Le vice-président nous a également fait part de son attente d'une stratégie stabilisée et compréhensible de la BCE concernant le paysage bancaire européen et se fera le relai auprès du Ministère des Finances et de la Banque Centrale Européenne. 

Nous avons présenté la position de la CFDT, consistant à conserver une place autonome du Crédit Mutuel Arkéa au sein de la confédération nationale. Aussi, nous avons exprimé notre souhait de voir le dialogue reprendre au sein de la confédération, dans l'objectif de trouver un consensus permettant de sécuriser les statuts en termes de neutralité et de représentativité des différents composants. 

Nous avons obtenu qu'un interlocuteur soit désigné au niveau de la région pour nous permettre de suivre le dossier et d'échanger efficacement nos informations.

 

La préoccupation de la CFDT était bien de faire entendre la voix et les inquiétudes des salariés. Inquiétude concernant la pérennité de  leur emploi, mais aussi une véritable peur face aux comportements agressifs de certains agriculteurs, comportements que nous condamnons.

Il était important pour la CFDT  que nos représentants politiques connaissent  la vision  et le vécu des salariés et pas seulement du  point de vue des employeurs dont  les seules préoccupations sont  économiques.