Hommage à "un mec bien"

Publié le 10/01/2017 à 14H49
L’émotion n’est pas retombée. Une soixantaine de militants étaient réunis dans le hall de l’espace syndical le 5 janvier pour rendre un dernier adieu à Francois Chérèque qui fut notre secrétaire général de 2002 à 2012. Mais pas seulement…

Tous les témoignages exprimés décrivent au-delà du syndicaliste de conviction et de courage un homme chaleureux, doué d’un rare sens de l’écoute et d’attention aux autres. Un gars sans chichi. « Un mec bien » comme l’a défini un des participants reprenant les termes de Laurent Berger, l’actuel secrétaire général de la confédération.

Simplicité et courage

Certains militants rappelleront d’ailleurs que lorsqu’il était secrétaire de la fédération Santé sociaux, il s’hébergeait chez les uns et chez les autres, mais qu’une fois désigné à la fonction de secrétaire national, cette simplicité et cet attachement à la relation de proximité ne l’ont jamais quitté. «Cette proximité il nous l’a transmis dans l’ADN CFDT», confiera Isabelle Doctrinal, secrétaire générale de l’Union départementale.

Stratégie et sens de l’anticipation

D’autres témoignages viendront affirmer la capacité de François Chérèque à défendre des convictions qui, au sein même de l’organisation, étaient loin de faire l’unanimité. Ce fut le cas en 2003 lors de la réforme des retraites.

Malgré les critiques et les dissensions internes, il a su engager la Cfdt dans une réforme qui a permis à deux millions de salariés français de pouvoir partir à la retraite de façon anticipée suite à des carrières longues.

Son sens stratégique et sa capacité à l’anticipation étaient, eux aussi, l’illustration de son humanisme et de son engagement viscéral à lutter contre les inégalités. Ce faisant il engagera définitivement la Cfdt dans la voie de la réforme, du pragmatisme et de la proximité avec les salariés.