MFR de Morlaix : «Parachute doré pour le harceleur!»

Publié le 24/02/2014 à 09H30
Depuis 2008, plusieurs enquêtes administratives (inspection du travail, gendarmerie…) ont révélé des faits de harcèlement moral par le directeur à la Maison Familialre Rurale de Morlaix (établissement de formations agricoles).

parachute-dore

La sévère condamnation de ce personnage a été évoquée sur ce site le 5 novembre 2013. 

Le conseil d’administration et sa présidente, véritables employeurs, ont protégé le directeur-harceleur jugé et condamné pour ses actes de harcèlement par le tribunal correctionnel de Brest. Ils le protègent encore, voire le récompensent.

Après avoir reconnu les faits, il a été condamné à quatre mois de prison avec sursis et trois mois d’interdiction d’exercer. Depuis cette période, la MFR a continué à lui verser son salaire : a-t-il, de ce fait, réellement effectué sa peine ?

Depuis cette condamnation, la situation des trois salariés-victimes encore présents (sur sept reconnus par le tribunal) se dégrade. Brimades, sanctions disciplinaires infondées, menaces… sont leur lot quotidien sous l’œil bienveillant de l’employeur.

Leur souffrance au travail et leur détresse sont toujours présentes. Les arrêts maladie se multiplient et pénalisent les élèves en désorganisant l’établissement.

La hiérarchie tout entière, départementale, régionale et nationale des MFR, ne peut ignorer la situation. Son silence et son inaction valent sans doute complicité.

Aujourd’hui, la MFR accompagne le départ du directeur-harceleur avec une indemnité de 149 000 euros alors qu’il y a deux ans, l’établissement licenciait quatre personnes pour raisons économiques.

Qui va financer ce « cadeau royal » au harceleur, si ce ne sont les 150 familles adhérentes de l’association ?

La CFDT dénonce cette situation inqualifiable qui, pour les salariés et les salariés-victimes de la MFR de Morlaix ainsi que les 8 000 salariés des 500 Maisons Familiales Rurales de France, est vécue comme une véritable injustice entraînant dégoût et découragement.