Salarié.e.s de la BASSMS. 6 ans sans augmentation de salaire ! Cela suffit !

Publié le 13/01/2017 à 15H09 (mis à jour le 25/08/2017 à 16H25)
Les quatre syndicats Santé Sociaux bretons ont appelé les salariés de la Branche Associatif Sanitaire Sociale et Médico-sociale (BASSMS) à se mobiliser pour revendiquer une hausse des salaires ainsi qu’une remise à plat de tous les coefficients et du système de rémunération. La mobilisation a été forte sur le territoire finistérien avant la conférence salariale qui se tiendra fin janvier.

La CFDT revendique de longue date et à chaque conférence salariale des moyens supplémentaires pour les salariés de la BASSMS et une véritable reconnaissance du secteur social et médico-social par les pouvoirs publics. Cela passe par une réelle reconnaissance salariale. De plus, dans ce secteur, les conditions de travail se sont fortement dégradées en raison des restrictions budgétaires notamment.

Six années sans augmentations salariales, cela suffit !

C’est le message qu’a voulu envoyer la CFDT avant que ne se tienne la conférence salariale au ministère de la Santé fin janvier. Le syndicat Santé Sociaux du Finistère a déposé un préavis de grève pour le 10 janvier. Les sections syndicales ont organisé des débrayages et des rencontres avec leurs directions respectives. Plusieurs d’entre elles ont reconnu la justesse des revendications et les porteront vers leur syndicat employeur.

La mobilisation a été forte à Don Bosco, aux Genêts d’Or, aux Amitiés d’Armor, à Ildys et St Vincent Lannouchen, à la fondation Massé Trévidy, aux Papillons Blancs, à la fondation de Plouescat, à la Mutualité, à Kan Ar Mor, etc.

L’écart de salaire avec les agents de la Fonction Publique Hospitalière se creuse, alors que la parité était de rigueur jusque dans les années 1998/1999. Un premier décrochage s’est effectué pour financer les accords de réduction du temps de travail, 2,34% pour la convention collective 66 et 2,48% pour la convention collective 51. La Fonction Publique bénéficie d’une augmentation de 1,2% en 2016, rien pour les salariés de la BASSMS !

L’une des conséquences de cette situation est que beaucoup de coefficients de salaire sont en dessous du smic. Les salariés, pourtant diplômés, se voient attribuer une indemnité différentielle et il faut près de 10 ans pour rattraper la grille. A cela s’ajoute des temps partiels imposés. Alors que le cœur du métier est de s’occuper de personnes en difficulté, des salariés se retrouvent dans des situations de précarité.

La CFDT n’a pas attendu ce 10 janvier pour agir, elle a rencontré les députés et sénateurs courant 2016 pour les sensibiliser aux problématiques du secteur. Ils se sont engagés à appuyer les revendications auprès de la ministre de la Santé. Elle a interpellé les chambres patronales des deux conventions, la chambre patronale de la convention collective 66 n’a pas donné suite à la demande de rendez-vous.

Pour la conférence salariale, la CFDT revendique que le Crédit d’impôts sur les taxes et salaires (CITS) - équivalent du CICE - dégage des marges de manœuvre pour les salaires. Elle demande également que son utilisation soit tracée. La CFDT exige un chiffrage du Glissement Vieillesse Technicité (GVT) et qu’il soit pris en compte pour la révision de l’enveloppe budgétaire de fonctionnement du secteur.

20170113-Lannouchen

La CFDT portera également ses revendications salariales à savoir :

- un minimum conventionnel 5% au-dessus du SMIC,
- une remise à plat de tous les coefficients et du système de rémunération.

Pour la CFDT de la Branche Associatif Sanitaire Sociale et Médico-sociale, la priorité 2017 est clairement affichée : les salaires !