Magasins Fly : la CFDT vole au secours des salariés

Publié le 06/09/2014 à 23H16
L’avenir des salariés du magasin Fly de la route du meuble est obscur. En procédure de sauvegarde depuis le 16 juin, le groupe ne donne aucune garantie sur le sort des emplois.

Les voitures filent sur la route du meuble, mettent leur clignotant, hésitent… Ce samedi 6 septembre, le rideau de fer du magasin Fly de la Chapelle-des-Fougeretz n’est qu’à moitié levé. Sur le parking, une vingtaine de salariés et de militants CFDT distribuent des tracts pour alerter les clients sur la situation de l’enseigne. Depuis le 16 juin le groupe Rapp composé de Fly, Atlas et Le Crozatier est en procédure de sauvegarde et 3800 salariés vivent sous la menace d’un licenciement si aucun repreneur ne se manifeste. Une cinquantaine de magasins répartis partout en France ont déjà mis la clé sous la porte.

Une direction jusqu'au-boutiste

Une InterA Rennes l’avenir est incertain. « Nous n’avons aucune information, déplore une employée, chasuble orange sur le dos. On aimerait pourtant pouvoir se projeter. » Difficile quand on a face à soi une direction nationale totalement muette. A aucun moment l’entreprise n’a souhaité travailler sur la sécurisation des emplois au sein du groupe. « Elle a joué l’irresponsabilité jusqu’au bout », souligne Erwanig Le Roux, secrétaire général du syndicat des services 35 CFDT.

Les difficultés étaient pourtant connues. « Elles ont commencé avec l’arrivée d’Ikea sur le territoire rennais en 2008, rappelle un employé gréviste. Du jour au lendemain, le chiffres de vente ont fondu mais on nous faisait bien comprendre que c’était la faute des salariés. » En quelques années, les effectifs ont chuté passant de 52 personnes lors de la période faste de Fly à 27 aujourd’hui. 27 salariés qui se battent désormais pour leur emploi. 

La CFDT exige des engagements et des réponses sur le devenir des emplois au sein du groupe Rapp. Signez la pétition.