PSA : Laurent Berger à l’écoute des militants de la Janais

Publié le 05/02/2015 à 17H38
Venu à la rencontre de la section de la Janais, le secrétaire général de la CFDT a insisté sur le rôle que doivent jouer les élus du personnel dans la réflexion sur la stratégie de l’usine. 

Entre l'habillage de deux caisses de voitures sur la chaîne de montage de l’usine PSA de la Janais, Laurent Valy, le délégué CFDT, serre les paluches des ouvriers qui s’affairent. A ses côtés, Laurent Berger est tout sourire : «ça fait plaisir de voir que la CFDT est connue et reconnue». Mercredi 4 février, le « patron » de la CFDT a passé toute la matinée sur un site rennais du groupe qui en dix ans a vu ses effectifs fondre de 12000 salariés à environ 3000. «Cette situation nous préoccupe, a lancé Laurent Berger aux militants CFDT. Il faut répondre à l’attente des salariés qui vous ont fait confiance dans un contexte difficile lors des dernières élections » Des élections marquées par une forte poussée de la CFDT. Avec 25% des suffrages (18 points de plus que la fois précédente !), elle occupe désormais la place de deuxième organisation syndicale.

En une heure d’échanges, les Cédétistes de la Janais ont fait l’inventaire de leurs difficultés et de leurs doutes sur la stratégie de l’entreprise. Les aides des pouvoirs publics ? «Elles ne sont jamais assorties de contreparties ». Les formations ? « Certains salariés font dix fois les mêmes modules». «Depuis des années, la CFDT répète que la logique des bas coût et la pressurisation des sous-traitants ne sont pas des solutions pour sortir l’industrie automobile de l’ornière, a rappelé Laurent Berger. Les patrons de PSA ne sont pas habitués au genre de syndicalisme que vous incarnez.» Ils vont pourtant devoir s’y faire: avec leurs votes, les salariés ont donné du poids à la CFDT.