NAO : Les salariés de la SYLEPS alertent la direction

Publié le 22/05/2014 à 17H34
A l'initiative de la CFDT, les salariés étaient en grève le 12 mai pour dénoncer l'échec des NAO pour la 4ème année consécutive.

Les NAO ont vu le jour,  il y a 4 ans, avec la création de la section syndicale CFDT qui est la seule représentative au sein de la société Syleps comptant 177 salariés, spécialisée dans l’intégration de process informatisés et automatisés essentiellement pour le secteur agro-alimentaire. Les NAO se sont toutes soldées par des procès-verbaux de désaccord avec application de mesures unilatérales de la direction sans qu’il y ait de place à la discussion et au consensus pour arriver à un accord. Dans un même temps, des augmentations et des primes individuelles ont assombri le climat social par manque de transparence.

Cette année, malgré une situation économique plus favorable avec un carnet de commandes bien rempli, la délégation CFDT tablait pour sa part, au moins sur quelques avancées salariales avec une augmentation du coût de la vie basée sur 2 %  de hausse afin de rattraper partiellement le gel subi depuis les quatre dernières années et réparti sur l’ensemble du personnel en privilégiant surtout les bas salaires. La direction a finalement décidé d’appliquer seulement 0,35 % du coût de la vie pour tous les salariés.

En initiant cette grève le lundi 12 mai 2014, la section syndicale voulait alerter la direction sur ses responsabilités à respecter les NAO qui doivent être au cœur des discussions dans la gestion de la politique salariale et l’inciter à prendre en compte l’intérêt du personnel.

De prochaines négociations doivent finaliser l’harmonisation salariale au sein de l’entreprise née de la fusion, en décembre 2012, entre la Sydel de Lorient et la Sédep de Ploemeur. Pour la CFDT, ce premier mouvement contestataire que connaît l’entreprise, et qui a finalement mobilisé un tiers du personnel, doit amener la direction à assouplir ses positions et permettre ainsi de retrouver de la sérénité dans les futures négociations.